Par : CDI monet
Publié : 8 octobre 2016

Le choc des photos

Jeudi 6 octobre, les élèves de 1ère L2 ont rencontré des membres du collectif Dysturb qui souhaite promouvoir le photojournalisme.

Les 2 photojournalistes sont arrivés au Lycée avec une photographie de 3 mètres de haut sur 4 mètres de large sur laquelle les élèves seront amenés à réfléchir.

Pour être efficaces, ils ont réfléchi aux éléments de décryptage d’une image de presse.

Voici le fruit de leur analyse .... Bonne lecture !

Edith Neveu (professseur d’HG), Nathalie Lasmoles (professeur documentaliste)

#Dysturb & le photojournalisme

Gaza, Beit Hanoun : Shorouk Abu Ouda, 11 ans, regarde la pluie qui tombe sur les ruines de son quartier. La photo a été prise par Nguyen Hoang et Hans Lucas.

Cette photo a été prise par la photojournaliste belge Virginie Nguyen Hoang dans la bande de Gaza. Elle montre une petite fille de 11 ans, Shorouk Abu Ouda, regarder les ruines de son quartier sous la pluie. Cette photo en noir et blanc est prise le 16 novembre 2014 juste après des bombardements de la bande de Gaza, tenue par le Hamas par l’armée israélienne. Virginie Nguyen explique qu’elle a pris cette photo du deuxième étage de ce qui restait de la maison de Shorouk, maison à environ 200 mètres d’un tunnel du Hamas qu’Israël compte bien faire exploser.
La photo est constituée de deux plans : un plan net, où l’on voit Shorouk et son jeune frère regarder leur quartier détruit par des bombardements entre Israël et le Hamas en 2014. Le visage de la jeune fille est neutre, on sent qu’elle est habituée à ces paysages de désolation qui constituent son quotidien et celui de sa famille. L’arrière-plan, qui est flou, montre le quartier fraîchement détruit par les explosions.
Cette photo nous a fait prendre conscience que nous sommes vraiment chanceux par rapport à certains enfants qui vivent en situation de guerre et qui sont capables de résilience. On ne peut qu’admirer et respecter le courage de cette jeune fille de 11 ans aujourd’hui qui vit dans ce pays en sachant qu’elle peut mourir sous les bombes à tout moment.
SAVALLE Alice et ZHANG Ruilin, 1ère L2

Les auteurs de cette photographie est Virginie Nguyen Hoang. Elle a été prise à Beit Hanoun, une ville située dans la bande de Gaza.
Il s’agit d’une photographie en noir et blanc montrant deux jeunes enfants, une fille, Shorouk Abu Ouda âgée de 11 ans et son petit cousin. La photojournaliste, V. Nguyen Hoang, a été à leur rencontre et les a suivis pendant tout un séjour. Elle a vécu leur quotidien et montré au monde la vie des habitants d’un pays en guerre.
Tous deux regardent le paysage détruit de leur village sous la pluie à travers la fenêtre de leur maison en ruine.
Cette photographie nous montre le quotidien de ces enfants vivant dans un pays en guerre.
A travers le regard qu’ils portent sur les ruines, on peut se demander à quoi ils pensent.
On voit tout de même que la petite fille a un léger sourire sur son visage qui montre malgré la situation compliquée, une joie de vivre.
Un espoir est ressenti lorsqu’on regarde l’expression et l’immobilité de ces enfants face à l’ampleur des dégâts de cette guerre qui perdure.
C’est une photographie pleine d’émotions, de sentiments montrant les conditions de vie et le ressenti des habitants qui ont vu la destruction de leur vie, de leur quotidien, de ce qu’ils connaissaient tout simplement.
Ces enfants touchés par les dégâts sont l’avenir de ce pays.
En voyant cette photographie exposée nous avons ressenti de la culpabilité, sachant que l’on vit dans un pays où les conflits armés ne sont pas présents, on ne prête pas attention forcément attention à ce qui peut se passer dans d’autres pays.
En tant qu’adolescents, on ne s’imagine pas que certaines personnes puissent vivre dans un quotidien périlleux, encore moins des enfants.
Allain Inès et Olivier Marie, 1ère L2

Une photographie a été collée sur le mur des HK au lycée Claude Monet dans le cadre du prix Bayeux Calvados. Cette photographie a été prise par Virginie Nguyen Hoang, à Gaza à Beit Hanoun.
Au premier plan on y voit une jeune fille nommée Shorouk Abu Ouda regardant au loin avec un membre de sa famille son quartier en ruinse sous la pluie. Elle semble habituée à ce quotidien.
Au second plan on peut y voir une partie de son quartier détruit, à cause des bombardements de l’armée israélienne contre les tunnels du Hamas. Le blocus retarde la reconstruction de ces immeubles et maisons. La photojournaliste a suivi la famille de cette petite fille durant un an et demi pour voir leur quotidien et prendre des photos inopinées afin de rendre compte de leurs difficultés. Le but de cette photo est de faire prendre conscience au monde de la situation encore très difficile à Gaza.
Cette photo suscite la compassion vis-à-vis des habitants de Gaza prisonniers du blocus et vivant dans ces décombres.
Kelly Delaunay et Maud Bienfait, 1ère L2

Une photographie en l’honneur du prix Bayeux très bien choisie, exposée au lycée Claude Monet.
La Photo Journaliste Belge, Virginie Nguyen Hoang a pris une photo de Shorouk Abu Ouda, une petite fille de la ville de Gaza, Beit Hanoun.
La scène se passe dans la maison de Shorouk et sa famille, celle-ci en ruines à cause de la guerre depuis 2014 entre Israël et le Hamas.
La photojournaliste accompagnée de sa traductrice à proposé à cette famille de passer quelques temps avec eux afin de les photographier et de pouvoir rendre compte de leur histoire.
Une photo touchante où l’on voit Shorouk regarder dehors, la pluie qui tombe à travers ce qui était autrefois une fenêtre. Un visage pensif fixé vers l’extérieur en ruines.
Une scène qui reste gravée en tête et qui fait réfléchir à la situation actuelle là bas
Ruppé Marine 1ère L2

La photo a été prise par Virginie Nguyen Hoang et Hans Luka à BeitHanoum au Nord-Est de la bande de Gaza.Sur la photo, nous pouvons voir une petite fille qui regarde la pluie par la fenêtre en compagnie de son petit cousin : dehors, les autres maisons sont en ruines. On devine que c’est à cause d’un bombardement. La photo a été prise en noir et blanc. Virginie a pris cette photo à ce moment précis car elle trouvait que le regard de la petite fille vers la fenêtre et les maisons en ruines pouvait faire une photo saisissante et faire passer un message.
Cette petite fille s’appelle Shorouk Abu Ouda et est âgée de 11ans. A son jeune âge, elle a déjà assisté à de nombreux bombardements, dont celui de son quartier.
Cette photo dégage de l’émotion, de l’espoir et fait réfléchir sur nos propres conditions de vie.
Louise HAUCHECORNE, 1ère L2

C’est une photographie montrant Shorouk Abu Ouda, jeune fille de 11 ans vivant à Beit Hanoun, à Gaza. Prise par Virginie Nguyen Hoang le 16 novembre 2014, elle nous une petite fille regardant la pluie tomber dans son quartier complètement en ruines. Son regard est pensif et difficile à cerner d’où le filtre en noir et blanc, synonyme de nostalgie et de tristesse mais également de fil rouge esthétique.
La photojournaliste Virginie Nguyen Hoang explique que « Gaza n’est pas seulement un lieu de destruction, c’est aussi un quotidien ».
Cette situation de guerre qui oppose Israël et le Hamas est en cours depuis 2007.
Cette photographie permet de montrer que malgré la guerre, les habitants essayent de garder leur joie de vivre. Elle nous montre bien la réalité et la dureté des combats puis les difficultés des conditions de vie, vivre en permanence dans la peur de mourir.
Cette œuvre suscite chez nous de la compassion pour cette petite fille, au regard de détresse.
On imagine que ses conditions de vie doivent être très difficiles, surtout pour une enfant encore innocente qui n’a jamais demandé la guerre.
Cette photographie nous permet de relativiser nos problèmes, mineurs en comparaison de sa situation.
Delafosse Alizée, Legrand Mélody, 1ère L2

Gaza, Beit Hanoun : Shorouk regarde la pluie tomber sur les ruines de son quartier.
Photo de Virginie Nguyen, photojournaliste belge
Cette photo nous inspire de la peine et de la tristesse pour cette petite fille et sa famille. Ce qu’elle vit est tellement désolant et loin de nous. Pas si loin que ça, d’ailleurs… Elle est comme figée dans le temps, ce n’est pas vraiment sa place. Elle représente un espoir face à ce chaos qui la berce chaque jour.
Morgan Dubuc, Léa Lévy 1ère L2

Dysturb

Après une semaine autour du prix Bayeux Correspondants de guerre, les membres de l’association Dysturb sont venus clôturer cet événement au sein du lycée. Deux membres de cette association de photojournalistes nous ont présenté leur métier trop souvent oublié et une photo grand format (4 mètres sur 3 mètres). En effet ce collectif de photographes colle de grandes images sur les murs des villes pour mettre en évidence leur profession. Virginie Nguyen Hoang a raconté son parcours professionnel et a expliqué ses différents projets liés au photojournalisme. Son collègue s’est chargé de coller la photo de Virginie qui s’est dévoilée sous nos yeux. Cette photojournaliste nous a expliqué pourquoi et comment elle avait pris cette photo d’une jeune fille qui regarde la pluie qui tombe sur les ruines de son quartier de Beit Hanoun, dans la bande de Gaza. Une photo saisissante à regarder sur le mur sous le CDI, près de la salle des professeurs.
Isaac Côté 1ère L2

Dysturb est un collectif qui a pour objectif de rendre l’actualité internationale accessible au monde entier. Les membres de l’association collent des photographies en grand format 3m40 sur 2m60, en noir et blanc, sur les murs des centres ville du monde entier mais aussi dans des écoles, des lycées, des universités, des prisons, des hôpitaux.
Clara Bouland 1ère L2

Dysturb est un collectif de photoreporters, l’idée vient de Pierre Terjman et de Benjamin Girette. Le collectif Dysturb affiche des images en grand format sur les murs des grandes villes, des images chocs, dérangeantes en noir et blanc qui parlent de l’actualité, de la guerre. Cette démarche est illégale. Pierre Terjman a inventé Dysturb car pour lui il y a un manque de visibilité des sujets internationaux dans les magazines, pour faire réagir les gens. Dysturb a affiché des images à Paris, Lyon, Sarajevo et à Perpignan. Dysturb intervient aussi dans des lycées et des collèges.
Amélie Berichon 1ère L2

Métier de photojournaliste

Le Jeudi 06 Octobre, nous avons eu la chance de rencontrer deux intervenants du collectif #Dysturb : Benjamin GIRETTE et Virginie NGUYEN HOANG. Virginie est âgée de 29 ans et nous a fait découvrir le métier de photojournaliste de guerre. Un photojournaliste de guerre est une personne qui utilise la photo comme média pour nous informer sur les situations de conflit dans certains pays. Virginie nous confie : « Pour moi la photo reste plus dans les mémoires. ».
Selon Virginie et Benjamin, le métier de photojournaliste n’est pas assez reconnu par rapport aux autres médias actuels : journaux télévisés (TF1, France2), chaînes infos (BFM TV, Itélé), la presse papier (Le Monde, Le Parisien) et internet (Facebook, Twitter, sites d’informations). Elle a fait 3 ans d’études de communication puis 2 ans de journalisme. Elle a d’abord travaillé en Belgique, elle couvrait les manifestations. Elle a ensuite travaillé en Égypte pour l’agence « Egypt Independant ». Actuellement Virginie travaille en Freelance, c’est-à-dire qu’elle est à son propre compte, et qu’elle vend ses services à un client (ses photos). Le métier de photojournaliste n’est pas bien rémunéré et doit elle-même financer ses voyages (billets d’avion, logement et les traducteurs qui l’accompagnent).
Massi Slimani 1L2 et Séphora N’jiba 1ère L2

Virgine Nguyen Hoang est une photo-journaliste belge de 29 ans. Elle a fait des études de communication durant 3 ans puis un master de 2 ans en journalisme avec une spécialisation en photographie. Elle a fait un stage d’un an en Egypte durant lequel elle a réalisé un reportage sur les personnes qui vivent dans des cimetières par faute de moyens.
Puis, elle s’est sentie oppressée dans son travail en Egypte à cause de l’absence de libertés des journalistes. Elle est revenue en Belgique et elle s’est intéressée à la situation désastreuse de la bande de Gaza.
Puis elle a entrepris un voyage de 2 ans à Gaza. Là-bas, elle a travaillé en tant que journaliste free-lance mais aussi pour le Washington-Post et le Nouvel-Observateur. Elle a aussi travaillé sur un reportage personnel pendant lequel elle a suivi quatre familles dont les foyers ont été détruits pendant les bombardements d’Israël sur la bande de Gaza.
La photographie qu’elle nous a présentée a été prise durant ce voyage : on peut y voir une petite fille (Shourouk 11 ans) qui regarde la pluie tombant sur son quartier dévasté depuis sa fenêtre.
Quentin S. ,Yann D. et Lucilia S. 1ère L2

Notre ressenti de cette semaine

Le prix Bayeux c’est une opportunité à ne pas rater ! Il faut en être !
Grâce à cet événement nous pouvons rencontrer des journalistes pour leur parler de leur métier, ce qu’ils aiment, ce qui les dérange …
De plus nous avons découvert des reportages de plusieurs journalistes dans des langues différentes, sur de multiples conflits à plusieurs endroits dans le monde.
Fossé Chloé 1ère L2

La participation au prix Bayeux apporte à chacun une expérience et une vision nouvelles du monde du journalisme par le biais de reportages et de témoignages renseignant sur les aspirations, les motivations et les dangers qui rythment le métier de journaliste reporter. Cette semaine particulièrement enrichissante, nous permettant de mettre en parallèle les différents vécus et points de vue de journalistes passionnés par leur métier à travers le monde.
Cécile RAAS, 1ère L2

Tout d’abord, lors de la projection des vidéos le lundi 3 octobre, chacune d’entre-elles a été touchante et instructive ; certains de ces reportages par leurs injustes violences et d’autres par leurs narrations émouvantes.
Le témoignage de la journaliste présente ce jour-là, a été étonnant pour nous qui vivons dans un État où la liberté d’expression est une normalité.
Nous sommes d’ailleurs honorés d’avoir pu participer à un vote officiel pour le prix Bayeux 2016.
Ensuite, le mardi 4, nous avons fait des ateliers pour écrire ou dessiner des brèves, interviews et autres images dignes de paraître dans le journal « Citoyen du Monde ». Pour certains ateliers, nous pouvions réexaminer les reportages projetés la veille afin de se remémorer les détails que nous avions oubliés.
Pour finir, le jeudi 6 octobre, deux journalistes sont venus de Bayeux pour intervenir dans notre classe pour, dans un premier temps, présenter le métier de photojournaliste et, dans un second temps, coller au sein de notre lycée une photo attendrissante et désolante qui représentait une jeune fille et un petit garçon qui contemplait les ruines de leur maison dans la bande de Gaza.
Elisa GRANCHER - Jessica LEMIEUX, 1ère L2

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